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Day One à l’usage après 14 ans…

Un essai qui perdure…!

dans ancres | mémoire | usages

Naguère, dans une vie antérieure, je saisissais quelques notes textuelles qui avaient quasiment toutes le mauvais goût de disparaître… pour la simple et bonne raison que je les éparpillais dans les divers traitements de texte que je testais en continu…

Et puis, un jour — le 8 octobre 2011 —, je suis tombé sur ​Day One​, une app imaginée par ​Paul Mayne​.

L’app était en développement, sujette à de nombreux bugs, crashs et dysfonctionnements.
Les retours furibards (!!) des premiers utilisateurs ne m’ont pas découragé et j’ai téléchargé cette app…

Deux choses avaient titillé mon attention :

  • l’usage du markdown au sein même de l’app proposée sur iPad…
  • Et l’idée fort simple, lumineuse, d’enregistrer tout texte saisi dans une chronologie, dans un flux horodaté… Comme dans un blog…!

Bon sang, mais c’est bien sûr !

J’en avais causé ici même le jour de ma découverte dans ce billet, papier qui a marqué le début de ce long, très (très…!) long test en situation…!

Ma mémoire… pas que textuelle…!

Nous sommes fin 2025 et Day One est devenu — avec le traitement de texte Drafts — l’une des rares apps dont j’aurais le plus grand mal à me défaire sur tous mes écrans…!
D’autant que le contenu de cette app se synchronise tant sur iPad, iPhone que sur Mac…

Bref.
Après quatorze années, DayOne est devenu un substitut de ma mémoire, mon carnet de notes numérique quotidien mais, surtout, un épatant juge de paix …comme je l’ai écrit sur urbanbike quelques fois…!
De fait, comme chaque évènement est enregistré avec force détails dans Day One, c’est cette app qui remet les pendules à l’heure…!

Dans mes quasi 20 000 entrées, Day One ne fait pas que collecter mes textes agrémentées de quelques images (…je frôle les 25 000 clichés), mémoriser la date et l’heure de chaque fait mais également là où je me trouvais pour le rédiger ou — et c’est assurément l’une des meilleures astuces — exploite les EXIFs des photographies dont je le nourris…!

Day One ajoute d’autres informations dont la température et les conditions météo…
Ainsi, quand nous avons subi ce tremblement de terre de 4.6 à Perugia, Corso Cavour le jeudi 9 mars 2023, le temps était nuageux et la température de 13°… Je me souviens très bien de la seconde secousse, Béatrice avait subit la première et plus forte dans l’appartement que nous occupions…!

Oui, je suis un inconditionnel de Day One, notre fille également qui l’emploie depuis le même temps.
Mon seul regret…? Ne pas avoir eu ce type d’application plus tôt car j’ai perdu nombre de souvenirs passés que je n’ai pas eu l’idée, naguère, de noter, de consigner…!

Il faut reconnaitre que Day One sur iPhone est — désolé pour cet aventurier qui squatte chaque année les médias avec un nouvel opus… — selon moi le meilleur carnet de notes…

Dès que le réseau est disponible, il se sauvegarde, est également synchronisé sur mes autres écrans… d’où je peux amender chaque texte à ma guise et retrouver mes corrections reportées aussitôt…

Je sais qu’il serait plus judicieux (sic !) de me balader avec un véritable appareil photo, de vrais carnets papier à la couverture fatiguée, de crayons de bois que je taillerais virilement avec un canif pour être authentique.

Désolé, j’aime bien le concept du iPhone qui me sert de boite à pixels comme de machine à écrire…

Quelques copies d’écran pour illustrer…

Fin de ce billet que vous pouvez sauter, CQFD.

Je ne vais pas m’étendre sur toutes les fonctionnalités de Day One, nombre de journalistes professionnels l’ont déjà fait 100 fois dans tous les détails et, je le confesse volontiers, je ne me sers que d’une fraction des possibilités de cet outil épatant…

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  • J’ai démarré ce billet dans Day One et je reconnais m’être trompé en 2011 : cette app peut parfaitement servir de traitement de texte markdown ! Et exporter ses billets…

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  • Comme vous avez compris qu’il est très facile de mêler texte et illustrations, photos, je vais insister sur ce point…
  • Glisser une photo issue de mon iPhone dans Day One me permet de laisser à cette application me construire une carte des emplacements où je les ai prises…
  • Ainsi le 25 mars, nous étions à Spoleto et, en cliquant sur la localisation de cette ville, Day One me liste toutes les entrées disponibles…

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  • Au lieu d’afficher une carte, il est possible d’afficher la chronologie des photos que j’ai inséré dans Day One fin février… et afficher celles du 21 à Perugia qui est l’occasion d’un carnaval populaire…

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  • Une autre manière de consulter Day One est de regarder les cases des jour de chaque mois… S’il n’y a que du texte, la case sera de la couleur du journal activé (une notion non abordée…!) ou remplie par la première photo enregistrée dans la journée…! Ou blanche si vide…
  • Si je clique sur le 13 mars, je me souviens du départ pour Paris de ma compagne depuis Perugia en train (…avec les grèves en France, elle s’est retrouvée coincée à Turin…), de mes propres déambulations dans Perugia, etc.

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  • Sur le coté gauche de la copie d’écran, vous pouvez lister les journaux que je gère dans mon Day One ainsi que l’accès à l’ensemble des entrées…
  • Notez que les entrées peuvent être de tailles multiples, mélanger texte et clichés…

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  • Bref, que vous pouvez créer autant d’entrées que souhaité dans une même journée
  • L’horodatage gére l’ordre d’affichage.
  • En avril, nous étions parti dans le sud des Marches que nous ne connaissions pas et qui a pas mal morflé coté série de tremblements de terre en 2016 - 2017 dont un monstrueux 6.5 le 30 octobre 2016.

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  • Rédiger ce billet est d’ailleurs l’occasion de me replonger dans ce semestre 2023 en Umbria et d’avoir une grosse bouffée de nostalgie en parcourant ces entrées…!!
  • C’est bien l’intérêt de Day One : disposer d’un carnet de voyage (ou autre) au jour le jour, une trame précise que l’on peut compléter après coup…

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  • Je ne vais pas dérouler mes usages mais j’ai pris l’habitude depuis Drafts — via un x-callback-url — d’exporter mes Paul-Eu-Gazette dans Day One…!

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  • Ultime copie d’écran, en dehors de toutes les fonctionnalités de Day One, celle-ci dans la version Mac qui permet d’exporter aisément un texte balisé en markdown vers un autre traitement de texte.
  • Existe également sous iOS (iPhone et iPad) mais avec une étape intermédiaire qui affiche le texte et les balises (Exporter puis Afficher texte simple/avec notes puis choix de l’app réceptrice…)…

Bon, je pense avoir perdu définitivement les rares personnes qui sont tombées par erreur sur ce billet, demandez à T’chat (sic…!) qui vous renseignera mieux et sans détours inutiles…

Cela va sans dire mais c’est mieux en le disant… Merci à Paul Mayne d’avoir imaginé Day One en 2011.

Nb : Je pense que vous comprenez également pourquoi l’app Journal d’Apple — certes gratuite — me laisse dubitatif même si je la trouve intéressante pour des usages moins ambitieux…

le 22/11/2025 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Paul-Eu-Gazette et dystopies

Des extraits, des liens…

dans lire | mémoire | nazbrokology

Lisant quotidiennement nombre de fils d’actualité (assurément trop…!), certaines infos me surprennent (…euphémisme…!).
Naguère, je les partageais sur feu twitter.
Comme je n’ai pas beaucoup de mémoire, découvrant qu’un espace contributif peut soudainement changer de direction (…dans tous les sens du terme…!), j’ai opté pour partager ces extraits ici même avec, à chaque fois, un lien vers la source originale et un bout de traduction assisté par Deepl si nécessaire…

Il y’a de tout : du fait divers à deux balles pas sérieux mais dont la lecture m’a amusée, des thématiques qui le sont un peu plus et qui n’intéressent que ma pomme.
Ou le rappel (pas si…) anecdotique de décisions insensées — voire ubuesques — des maîtres du monde…

Comme il m’arrive d’être interloqué ou de m’esclaffer, ce sont majoritairement des citations de nouvelles souvent en marge des évènements relayés par les médias…

NB : et oui, il se glisse parfois dans ce fatras des infos fantaisistes (sic…!) que je laisse à chacun le soin de débusquer…!

Mes sources…?
Nos abonnements, la radio, des comptes mastodon, les liens envoyés par des proches et un gros paquet de fils RSS.

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C’est tout !

Je devrais parfois …commenter, expliquer en quelques mots pourquoi je cite telle ou telle info… Mais les retours (par courriel) de mes cinq lecteurs me démontrent que c’est inutile…!
Paul-Eu-Gazette ? Pour mémoire, une formidable chanson de Gilles Vigneault

le 12/11/2025 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Paris 1970, Montparnasse… et moi !

Archives photos et réactivation de ma mémoire…

dans dans mon bocal | mémoire | vieillir

Il y a quelques jours, je suis tombé — via mastodon — sur un pouët de Jean, un contributeur que je ne connais pas.
Il écrit :

Pour les parisiens qui se demandent à quoi ressemblait leur quartier en 1970, j’ai créé un site web qui permet de parcourir facilement les photographies du fonds “C’était Paris en 1970” de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Ces photos montrent un Paris à la fois proche et lointain, et exposent tout ce qui a changé ou disparu depuis dans les différents quartiers. N’hésitez pas à explorer ces plus de 30 000 photos !

Le tout suivi des mots dièses #photographie #paris #1970 #archives

Curieux, j’ai rapidement exploré ce site, découvert cette carte de Paris découpée en carrés, jeté un œil du coté de la rue du Mont-Thabor mais aussi de la rue Cluzel puis, toujours en remontant dans le temps, Gare Montparnasse

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Là, je me suis focalisé sur les carrés 1251 et 1020 qui contiennent des clichés de la fouille de la tour Montparnasse en 1970…!

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Bingo…!!

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Tout m’est revenu graduellement par vagues, dont le magasin INNO où je me rendais pour acquérir chaque jour des bouteilles de lait pour les soudeurs, la rampe d’accès mais aussi les échelles pour descendre dans la fouille….

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Ouppps, je m’égare (Montparnasse)…

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Une tour pas si… infernale

Comme je l’ai écrit en DM à Jean via Mastodon, j’ai déjà fait de chouettes rencontres via des archives photographiques mais elles ne concernaient que les générations précédentes, des morts pour la France ou des lieux lointains

Mais jamais d’archives qui me concerneraient indirectement !

Récapitulons : en 1970…

  • J’avais un destrier bleu depuis quelques semaines (…une mobylette qui allait me servir les années suivantes à effectuer en solo St-Cloud - Orléans — et retour — d’une traite pour me rendre chez mes grands-parents paternels)…
  • Seize ans révolus (…depuis octobre 1969) et donc le droit de chevaucher ce deux roues…
  • Mes parents habitaient St-Cloud et me rendre Gare Montparnasse (…en été) facile…

Le reste de l’année, j’étais en internat à Bonnelles et avait le devoir de rembourser ce destrier… en bossant.

Mon père, de retour en France, était chargé (enfin, c’est ce que j’en déduis) par Soletanche de superviser les fondations de cette opération dans Paris.

À l’époque, une tradition dans cette entreprise de BTP consistait à proposer aux gamins des ingénieurs l’opportunité de travailler quelques semaines sur un chantier.

Je ne sais plus quand mon père m’a proposé ce job mais je sais que je m’y suis retrouvé début aout 1970…

6 semaines, 12 heures par jour, 6 jours par semaine — pas de législation contraignante à cette époque sur le travail des adolescents — comme mousse, homme de service, nettoyant les bureaux, descendant par les échelles d’accès au fond de fouille les trois litres de lait/personne destinés à l’équipe des soudeurs qui entretenaient les mâchoires de certains Kelly pour réaliser les pieux, etc. Mais aussi soudaient les ferraillages qui devaient être glissés dans les pieux….
Tour pas si infernale et très bons souvenirs de mes traversées de Paris — le fameux Paris s’éveille… — depuis St-Cloud dès 05:00 du matin (pour un retour chez mes parents vers 19:00) en combinaison et bottes de chantier.

Je n’ai aucune archive, aucune photo de l’époque. Mon père avait peut-être réalisé quelques clichés de cette fouille mais vu que je vivais en pension (hormis l’été et les fins de semaine) et qu’il partait faire des trous sur toute la planète (…des barrages principalement), nous n’avons jamais l’occasion de discuter…
De plus, je n’ai rien retrouvé à son décès en 2014.

Bref, grâce (si, si…!) au site de Jean, j’ai reconstitué un pan de ma vie en 1970 !
Je l’avais partiellement effacé de ma mémoire comme nombre d’évènements de mon enfance mais je me souviens un peu de cette parenthèse chantier qui m’avait extrait de mon internat…
J’ai d’ailleurs été payé1 et, de facto, remboursé le destrier bleu (…de fait, mon salaire a directement atterri sur le compte de mes parents, CQFD).

Absence des Kelly…

Ce qui m’a juste surpris dans ces photos de ce chantier, c’est l’absence des Kelly2 pour battre les pieux…

Or Jean m’indique que le concours photo a été lancé en avril 1970, et que les lauréats ont été exposés entre le 28 octobre et le 15 novembre 1970.
Lire ce billet.

Il se peut, tout simplement, que la majeure partie des prises de vue des lauréats sur cette zone a été effectuée après leur retour de vacances, après le coulage des pieux, ceci expliquant l’absence des Kelly déplacés sur d’autres chantiers…

C’est tout…!

Non, ce n’est pas tout !
Le site monté par Jean rend aisément accessible à tous cet épatant matériel photographique et j’ai déjà quelques retours de copains dont Jean-Manuel ou Frédérique à qui j’avais envoyé le lien…
Rien que pour son initiative, un très très grand merci à son inventeur…


  1. Cela m’a même ouvert des droits à la retraite, j’avais touché 1244 francs pour en puis 137 francs en septembre 70. ↩︎

  2. Copié/collé du site de liebherr : le forage Kelly compte parmi les procédés de forage rotatif à sec les plus utilisés. Ce procédé est adapté à presque tous les types de sols et de roches. La remontée des déblais s’effectue à l’aide d’outils de forage rotatif relativement courts, à l’instar des vis sans fin, des tubes carottiers, des seaux et outils de forage spéciaux. Ce procédé se caractérise par l’usage d’un train de tiges appelé barre Kelly. Celle-ci est télescopique et permet ainsi d’atteindre de très grandes profondeurs de forage. ↩︎

le 10/11/2025 à 17:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #